ALIÉNOR
En 2000, Nathalie Bonnaud écume les scènes françaises et européennes avec Anthemon, groupe de métal dans lequel elle assure le chant lead.
L'album "Arcanes" est salué par la critique. Peu après, Nathalie quitte Anthemon avec l'envie de créer son propre projet.
Chose faite en 2005. ALIENOR, Chanson Française, devient réalité et rode sa partition en explorant différentes formules musicales. Les salles sont plus ou moins petites et enfumées.
En 2011, l'identité visuelle d’ALIENOR s’affine : Chaussettes de foot sous une robe de princesse pour Nathalie ; costumes stricts noirs sous des gilets de sécurité pour ses musiciens. Benjamin Forget (guitare), Christian Duperray (contrebasse), Mathieu Laplanche (batterie, percussions) accompagnent la chanteuse.
C'est le moment pour rentrer en studio et enregistrer un nouvel EP. La réalisation est confiée à Camille Ballon (Tom Fire, Mc Solaar, Oldelaf, ...) ; la masterisation à Raphaël Jonin.
"Garçon(ne)" sort en digital en novembre 2011. En décembre, ce 5 titres est sélectionné en home page par DEEZER en compagnie des albums de Benabar, Benjamin Biolay, Eddy Mitchell.
En janvier 2012, il est repéré « Sous Les Etoiles Exactement » de Serge Le Vaillant sur FRANCE INTER.
Le producteur-animateur tombe sous le charme « d’une princesse accompagnée d’ouvriers de chantier ».
Cette première collaboration avec Camille Ballon est considérée comme un galop d’essai. Mais elle marque un tournant pour ALIENOR. L’entente joyeuse, entre l’ancien pianiste de conservatoire défroqué et la chanteuse, convainc Nathalie de faire le grand saut de l’album.
« MADE IN FRANCE » soulève le voile des apparences quotidiennes. Où l'image est reine. Textes ciselés. Voix précise. Un son actuel qui n'oublie pas ses racines et mélange les genres. On passe du piano voix, aux guitares saturées ; du violon au son pop rock.
Ce premier album s’écoute comme une photographie. Différentes figures apparaissent. ALIENOR rend hommage à MC Solaar (Popeye), observe les enfants rois (Baby Brand), convoque ses démons (Carnivore), s’amuse de la femme idéale et jalousée (Parisienne), questionne la foi (Ici-Bas) et les réseaux sociaux (Like). Le tout, emballé avec second degré.
Un album paradoxal. A notre image. Et à l’image de ce combo atypique, aux influences multiples, qui sur scène, propose un spectacle à part entière.
Crédit Photo : Stéphane GRODET