Carmen Maria, invitée du stage "Écrire pour la chanson"


interview

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La chanteuse et comédienne Carmen Maria Vega interviendra lors du stage « Écrire pour la chanson », une formation de 3 semaines co-construite par les paroliers Ignatus et Xavier Lacouture pour acquérir des méthodologies et diversifier ses compétences métier.

Elle partagera avec les artistes-stagiaires son expérience de la recherche de textes et de collaborations avec différents auteurs-compositeurs.


SDV : "Quelles sont les composantes d'une bonne collaboration entre un.e interprète et un.e auteur.e compositeurs.trice ?" 

CMV : "L'interprète doit savoir la manière « émotionnelle » dont il veut dire les choses et l'auteur doit s'adapter à l'interprète et non l'inverse. Exemple, si votre sujet parle d'amour, vaste sujet, que voulez-vous dire et comment ? La peine de ne plus être aimer, la peur d'être quitter, aimer à la folie, mal aimé, la violence dans l'amour, la joie d'être aimé, n'avoir jamais connu l'amour, vos expériences personnelles ou celles de proches ou d'inconnus qui vous ont touchées... Une fois que vous savez ce que vous voulez dire et comment, vous êtes en mesure de l'expliquer à l'auteur que vous aurez choisi. On ne se laisse pas imposer un auteur. On se choisit mutuellement. L'auteur ne doit pas sortir de ses tiroirs des vieilles chansons par fainéantise. Il doit vous comprendre. Mon conseil : commencer par boire un verre pour mieux vous connaître !"

SDV : "Quelle collaboration vous a marqué ? Pourquoi ?"

CMV : "Une des collaborations qui m'a le plus marquée est sans doute celle avec Benoit W Hamon et Alma Forrer qui m'ont tous les deux écrit la chanson « Santa Maria ». Je ne les connaissais pas du tout. Je collaborais avec Kim Giani qui a réalisé le disque du même nom, et il leur a juste fait un brief sur la thématique de l'identité et de ce dont j'allais parler. Ils m'ont offert cette chanson sur un simple brief, sans me connaitre, sans qu'on ne se soit jamais vu, ce qui vient donc mettre à mal ce que je vous disais précédemment et c'est ce qui confirme qu'il n'y a pas de règle, juste des expériences et des feelings, des « planètes qui s'alignent ». J'ai dû leur faire changer une virgule et un mot de liaison, c'est dire si la chanson était parfaite. Elle était cousue pour moi. Et c'était en 2015 ou 2016, je ne m'étais pas encore exprimé dans la presse sur mon histoire personnelle, ils n'ont donc pas pu s'inspirer de vidéos virales, ce qui les rend tous deux géniaux."

SDV : "Qu'est-ce qui vous motive à partager votre expérience avec les artistes/stagiaires de la formation ? 

CMV : "Les erreurs qu'on peut faire qui marquent une carrière et à la fois qui sont nécessaires. Se tromper c'est avancer. Leur donner confiance. Ne pas se laisser parasiter par ce que l'industrie globale semble leur dire de faire ainsi que par les réseaux sociaux qui déforment la réalité. Se méfier des modes. Avoir confiance en eux, c'est déjà une grande part du travail sans pour autant avoir le « melon ». Le respect de ses collaborateurs, tenir ses positions, j'ai envie de leur donner des clés qu'on ne m'a pas ou peu données à mes tout débuts et leur rappeler que la notoriété n'est pas un métier. Il est une part du succès (mot à redéfinir également) mais ça n'est pas un objectif. "Connu" n'est pas un métier." 

En savoir + sur le stage "ÉCRIRE POUR LA CHANSON"

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