Download Project


INTERVIEW CROISEE

évènements

3 groupes de musique du département de l’Essonne et de Grand Paris Sud ont joué sur la MainStage 2 du Download Festival, à Bretigny-sur-Orge du 15 au 18 juin. Ils se sont produits dans le cadre du « Download project », un programme d’accompagnement initié par Live Nation, producteur de spectacles et organisateur du Download Festival, en collaboration avec 3 équipements culturels locaux, L’Empreinte (Savigny-le-Temple – 77), Le Plan (Ris-Orangis – 91), Le Rack’am (Bretigny-sur-Orge – 91).

A cette occasion, ils ont fait appel au SDV pour deux jours de  coaching scénique.

Nous avons réuni les principaux acteurs de ce programme : Armel Campagna (Directeur des festivals Live Nation), Damien Chamard Boudet (Promoteur Live Nation et co-programmateur du Download Festival), Stéphane Labas (Directeur et programmateur de la SMAC* de l’Empreinte), Loïc Charrieau (Chargé d’accompagnements, programmations et studios de répétitions de l’Empreinte), Fabien Lhérisson (Directeur et programmateur de la salle de concert Le Plan) et Romain de Cok (Conseiller pédagogique auprès des artistes SDV).


Comment est né le Download Project ?

Loïc Charrieau – L’Empreinte : Tout est parti de la proposition de Live Nation qui souhaitait mettre en avant des artistes locaux sur le Download Festival, en collaboration avec des acteurs culturels de la zone Grand Paris Sud, territoire sur lequel est implanté le festival.

Ils se sont alors rapprochés de 3 salles de concerts, munies d’un programme d’accompagnement d’artistes à l’année. Chacune d’entre elles a ainsi proposé un groupe pour jouer sur la MainStage* 2 lors du festival. L’Empreinte, Le Plan et le Rack’am ont respectivement soutenu les groupes Wild Mighty Freaks, Teacup Monster et Wakan-Tanka. A cette occasion, les 3 salles ont organisé une soirée #Download Project pour présenter les artistes sélectionnés.  

Armel Campagna – Live Nation : Nous montons un événement énorme sur un temps très court. Pour la deuxième édition du festival en Essonne, nous avions à cœur de nous associer à des acteurs du territoire qui « font » la culture toute l’année. Travailler avec de telles structures est un vrai plaisir. Leur mécanique est très bien huilée, ils connaissent parfaitement leur travail et leur territoire. Nous nous sommes positionnés en exhausteur de goût ! 

Notre volonté est de faire bénéficier les artistes de nos réseaux hyper puissants et d’une très forte visibilité lors du festival. Nous sommes très fiers d'avoir présenter ces trois groupes au public et à la presse. Nous attendions cela avec impatience !

Damien Chamard Boudet – Live Nation : Nous avons de la chance d’être implanté sur un territoire très actif musicalement, on ne pouvait que s’y intéresser ! Notre démarche va dans le sens de la volonté du Download Festival de pérenniser les relations et les actions avec les acteurs culturels locaux. Le rôle des salles a été de choisir des artistes avec qui ils travaillaient à l’année et qu’ils pensaient être capable de tenir cette scène. Le but ce n’est pas de « balancer les artistes dans le grand bain pour qu’ils apprennent à nager » mais que tout soit réunis pour que les concerts se passent le mieux possible.

Stéphane Labas – L’Empreinte : Le Download Festival est allé encore plus loin. Quand on regarde la programmation, on retrouve beaucoup de groupes locaux comme les Pogo Car Crash Control, qui ont fait partie de notre programme d’accompagnement « FOG » ou Laura Cox  qui a répété chez nous pendant des années. Ces groupes sont issus du cru et sont programmés directement sans partenariat spécifique.

Damien Chamard Boudet – Live Nation : Nous avons en effet donné une forte place aux groupes français et locaux de la scène rock métal qui ont peu l’occasion de se produire dans des festivals français.

Les groupes qui participent au Download Project bénéficient d’un accompagnement à l’année par les salles. En quoi cela consiste-t-il ?

Loïc Charrieau – L’Empreinte : Chaque salle dispose de son propre dispositif d’accompagnement. A l’Empreinte, nous accompagnons les groupes pendant un an avec du coaching scénique, vocal, des résidences avec travail du son et des lumières sur scène et la production d’un album. Une formule à 360°.  Le groupe Wild Mighty Freaks a suivi cet accompagnement. Nous avons estimé qu’il était artistiquement prêt à se produire sur une telle scène.

Fabien Lhérisson – Le Plan : Nous avons choisi le groupe Teacup Monster, un groupe qui fait aussi partie de notre dispositif d’accompagnement : la Factory. Nous l’avons sélectionné car il nous semblait être le groupe le plus à même à « tenir la scène ». L’idée n’est pas de les mettre en danger mais de tout faire pour qu’ils se sentent à l’aise et prennent du plaisir, d’où l’accompagnement mis en place avec le SDV : un coaching scénique de deux jours. 

En quoi consistait le coaching ?

Loïc Charrieau – L’Empreinte : Ces 3 groupes n’avaient jamais joué sur une scène de cette envergure. L’idée de ce coaching était de les préparer au mieux à relever ce défi ! Pendant deux jours, chaque groupe a travaillé pendant 4h avec Benjamin Georjon, (Coach scénique et metteur en scène – Catherine Ringer, Caballero & JeanJass, Eddy de Pretto, Romeo Elvis… ) sur le set, le choix des titres, le discours entre les morceaux, l’intention, la manière de s’adresser au public… A la fin du coaching les groupes ont fait une restitution en condition live.

Romain de Cok – Studio des Variétés : Je trouve la sélection d’artistes vraiment parfaite ! Dans le cadre de nos collaborations passées avec ces salles, nous avions déjà accompagné ces groupes sur des volets de formation, à l’époque où ils étaient moins développés. Les retrouver quelques années plus tard, constater leurs évolutions et les voir participer à ce programme est vraiment excitant !

Comment Live Nation intervient dans le choix des groupes ?

Fabien Lhérisson – Le Plan : Live Nation nous a donné carte blanche, c’est excessivement rare !

Stéphane Labas – L’Empreinte : Live Nation nous a fait confiance à 100% et nous a donné toute la latitude nécessaire dans le choix d’un groupe issu du territoire. Au delà de son objectif premier, ce projet a amené une synergie entre nos trois structures, qui existait déjà mais qui s’est amplifiée. Cela grâce au travail de coordination, aux discussions autour des différentes pratiques des uns et des autres…

Vous avez choisi de faire jouer les 3 groupes sur la grande scène et non sur une scène découverte comme dans la plupart des festivals. Qu’est ce qui a motivé ce choix ?

Armel Campagna – Live Nation : Au delà de jouer sur la MainStage 2, il y a tout l’environnement autour. Les artistes ont eu le même accueil que Marylin Manson ou les Foo Fighters ! Ils ont eu leur loge, leur équipe technique, ils ont pu se concentrer sur le show. Nous leur fournirons également les bandes vidéos et sons de leur prestation, un matériel audiovisuel non négligeable pour leur communication. En les faisant bénéficier des mêmes conditions que les têtes d’affiches, nous voulions leur offrir l’opportunité de se comparer à des mastodontes, une expérience exceptionnelle dont ils se souviendront !

Chaque soir, nous avons organisé un apéro pro avec le groupe qui a joué le jour même sur la mainstage et les 250 journalistes invités.  Avec ces moments pro, nous souhaitions mettre en valeur les groupes et les salles qui les soutiennent.

A l’automne ou début 2019, nous organiserons une soirée #Download Project à la Maroquinerie avec les 3 groupes où nous inviterons pour cette occasion la presse parisienne.

Stéphane Labas – L’Empreinte : Faire vivre un moment comme celui là sur une telle scène, avec autant de public dans un festival de cette envergure est juste énorme ! J'ai vécu un moment très fort en tant que programmateur et directeur d’un équipement de proximité. Le Download Festival a su valoriser les artistes mais aussi les salles. Le jeu est gagnant pour tout le monde !

Qui finance ce programme ?

Stéphane Labas – L’Empreinte : Chaque structure a contribué à une partie du projet, certains ont mis à disposition des moyens humains, techniques et logistiques, d’autres ont financé les séances de coaching. Chaque structure apporte sa pierre à l’édifice.


* Scène de Musiques Actuelles
* Scène principale de grande envergure (30 m de large pour le Download Festival)

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