Vers une maison commune de la musique...


Edito

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Les artistes que vous êtes savent que, pour aboutir leur projet aujourd’hui, ils doivent conjuguer les connaissances artistiques avec les connaissances professionnelles.  


Aussi, me paraît-il important que vous soyez informés des nouvelles dispositions que prend l’Etat pour la filière musicale.


Notre Ministre de la Culture, Françoise Nyssen, a missionné en juin dernier Roch-Olivier Maistre, Conseiller maître à la Cour des Comptes, pour lancer une réflexion sur la forme que pourrait prendre le soutien de l’Etat aux professions de la musique.

 

R.O. Maistre vient de remettre son rapport.

Il préconise la création d’une « maison commune de la musique », qui pourrait s’appeler « Centre National de la Musique ».

 

Pourquoi un CNM ?

La musique a besoin aujourd’hui de financements pour réaliser la plupart de ses projets : dans le domaine des musiques actuelles certes, mais aussi dans le jazz et la musique contemporaine (surtout depuis que l’économie du secteur s’est modifiée) ; il en est ainsi depuis des siècles pour la musique classique et l’opéra.

 

Jusque-là, le Ministère de la Culture engageait des moyens, tant sous forme de subventions que sous forme de crédits d’impôts pour les producteurs. Les régions, les départements, les villes, participent souvent au financement de la musique, par exemple sur des lieux de spectacle ou des festivals. Les sociétés de gestion collective (Sacem, Adami, Spedidam, SCPP, SPPF…), ou les organismes professionnels (FCM, CNV…), ou autres initiatives plus ciblées (Bureau Export,…) disposent également de programmes d’aide importants.

Tous ces dispositifs sont le résultat de politiques culturelles successives de l’Etat, qui a su prendre, quand nécessaire, les décisions législatives permettant l’affectation de fonds nouveaux.

 

Aujourd’hui, l’Etat veut réaffirmer son rôle stratégique et prescripteur dans l’économie de la musique.

L’ensemble des acteurs du secteur est favorable à des évolutions (parfois avec des réserves exprimées), notamment parce que cette évolution permettrait de bénéficier de fonds nouveaux issus de la taxe sur la diffusion en ligne des contenus audiovisuels et de la taxe « Youtube » (30M€ espérés).

 

La création d’un CNM permettrait de réunir en son sein plusieurs des organismes d’intérêt général cités plus haut, afin de réaliser des économies et de rendre cohérents les soutiens apportés à la filière.

 

Si nous ne pouvons que souhaiter la mise en œuvre d’une politique construite pour la musique, il va falloir réussir l’œcuménisme des styles et des métiers de la musique. Le CNM aura charge d’intervenir sur toutes les musiques. Dont celles qui exigent de longs apprentissages théoriques, et qui savent solliciter les financements publics ou professionnels depuis très longtemps.

Dans ce nouveau contexte, je crois que le 21ème siècle vous demandera très certainement d’acquérir des connaissances théoriques de la musique, de l’écriture et de la composition beaucoup plus pointues et aiguisées que celles requises pour les artistes du 20ème.

 

Faire que vos projets (portés par vous ou vos producteurs ou éditeurs) reçoivent des soutiens financiers, notamment du CNM, exigera vraisemblablement, à terme, que l’artiste fasse preuve de ses acquis pédagogiques, comme le font aujourd’hui les projets de musique classique ou contemporaine.

 

Nous aurons donc, si le CNM voit le jour, comme l’envisage l’Etat, dès 2019, à optimiser la pédagogie que nous mettons en œuvre pour vous depuis 1983, afin de vous permettre de relever de nouveaux défis artistiques.

 

Le SDV est sur le qui-vive pour vous faire de nouvelles propositions pédagogiques, et soyez sûr que nous construirons ces nouveaux contenus et programmes en préservant votre créativité, vos rythmes professionnels et la spécificité de vos projets.

 

A suivre…

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